Je me suis levé dans les cris des montagnes,
Sans nom, sans mémoire, sans terre où marcher.
Le monde brûlait sous des cieux sans campagne,
Et nul souvenir ne venait me guider.
Dans mon cœur dormait une braise ancienne,
Un souffle oublié qu’on n’avait pas dompté.
Ni mage accompli, ni guerrier qui entraîne,
Seulement un feu qui refusait d’aimer.
Chaque flamme portait la peur,
Chaque geste cachait l’erreur.
Je croyais n’être qu’une arme…
Forgée pour répandre les larmes.
Sous la cendre dort encore
Un feu que nul ne voit dehors.
Il peut détruire…
Il peut guérir…
Tout dépend de celui qui choisit d’ouvrir.
Je ne veux plus brûler le monde,
Je veux éclairer son chemin.
Car même la plus sombre braise
Peut devenir un lendemain.
Dans les brumes vint une main sans colère,
Une lumière d’un vert silencieux.
Aucun jugement dans les yeux de la terre,
Seulement la paix déposée sous mes yeux.
Il ne m’a pas dit ce que j’étais vraiment,
Ni demandé pourquoi je portais ces chaînes.
Il m’a seulement offert un instant
Où mon cœur battait plus fort que ma haine.
J’ai découvert qu’un même feu
Peut consumer ou rendre heureux.
Il suffit parfois d’un regard
Pour rallumer tout un espoir.
Sous la cendre dort encore
Un feu que nul ne voit dehors.
Il peut détruire…
Il peut guérir…
Tout dépend de celui qui choisit d’ouvrir.
Je ne veux plus brûler le monde,
Je veux éclairer son chemin.
Car même la plus sombre braise
Peut devenir un lendemain.
Je tombe encore…
Je doute encore…
Chaque étincelle est un combat.
Je cherche un maître,
Pas une chaîne.
Quelqu’un qui montre…
Sans faire plier l’âme.
Je bâtirai
De mes blessures
Une flamme qui ne consume plus.
Sous la cendre vit encore
Le feu que je portais sans croire.
Je peux détruire…
Je peux guérir…
Aujourd’hui c’est moi qui choisis d’agir.
Que mes ailes portent la vie,
Que ma voix apaise la nuit.
Je ne serai plus une arme…
Je serai le feu…
Qui chasse les larmes.