Là où le soleil ne renaît,
Un sorcier dressait son royaume,
Parmi les morts qu’Arthas laissait.
Chaque nuit nourrissait sa haine,
Chaque âme augmentait son savoir,
Les ombres devenaient ses chaînes,
Et les vivants son seul pouvoir.
Il forgeait des paroles noires,
Des mots capables d’asservir,
De briser l’esprit, la mémoire,
Jusqu’à voir la volonté mourir.
Mais nul ne joue avec la nuit,
Sans qu’un tribut lui soit repris.
La magie donne…
Puis elle choisit son prix.
Rawen…
Né dans le tonnerre et le sang.
Rawen…
Enfant des ombres et du vent.
Deux fois maudit,
Deux fois banni,
L’éclair grava son nom.
Corbeau…
Sorcier…
Guerrier oublié…
Trois destins…
Un seul chemin.
Une nuit sans lune ni étoiles,
Le ciel éclata sous l’orage.
Un vieux corbeau devint l’étoile
D’un funeste et noir héritage.
Le sorcier vida sa puissance,
Dans les plumes du prisonnier.
Puis la foudre, dans sa démence,
Vint tout réduire en un brasier.
Elle frappa le maître avide,
Le corbeau pris dans ses liens,
Puis l’âme d’un elfe du Vide…
Qui errait sans plus aucun destin.
Quand le silence revint enfin,
Trois vies n’en formaient plus qu’une.
Et sous la lumière incertaine…
Naquit celui que fuit la lune.
Rawen…
Né dans le tonnerre et le sang.
Rawen…
Enfant des ombres et du vent.
Deux fois maudit,
Deux fois banni,
L’éclair grava son nom.
Corbeau…
Sorcier…
Guerrier oublié…
Trois destins…
Un seul chemin.
Ses yeux portent les cris du corbeau,
Son cœur, la soif du vieux sorcier.
Son âme garde le fardeau
D’un héros que nul n’a pleuré.
Il marche encore sur Azeroth,
Cherchant des pouvoirs interdits.
Et chaque royaume redoute…
L’ombre de Rawen Sombrenuit.
Rawen…
Le vent murmure son retour.
Rawen…
Même les ombres fuient son jour.
Deux fois maudit,
Deux fois banni,
Par la haine façonné.
Corbeau…
Sorcier…
Guerrier oublié…
À jamais…
Réincarné.
Si un soir de nouvelle lune…
Tu entends un corbeau supplier…
Ne réponds jamais…
Car le problème…
Avec les légendes…
C’est qu’elles disent parfois…
La vérité.